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La Greka est bien plus qu’une marque de bijoux : c’est une déclaration d’amour à la culture méditerranéenne. Installée en France depuis huit ans, sa fondatrice nous raconte son parcours entre Athènes et Paris, son attachement à l’artisanat grec et son désir de conjuguer traditions et modernité.
Vous vous installez en France il y a maintenant quelques années et vous finissez par y créer votre marque. Aujourd’hui, vos réseaux sociaux témoignent de votre dynamisme, de votre pugnacité et également de votre succès, dites-nous comment est née La Greka ?
La Greka est née il y a trois ans, d’un besoin intime de me reconnecter à mes racines grecques à travers un langage créatif. Le bijou s’est imposé naturellement car c’est une histoire de famille. J’ai toujours été inspirée par la beauté de la Grèce, la lumière, l’esthétisme des traditions, les savoir-faire artisanaux. J’ai voulu proposer des bijoux méditerranéens contemporains, fabriqués avec des techniques ancestrales, ancrés dans l’artisanat local et avec des matières responsables


D’où venez-vous ?
Je suis née et j’ai grandi à Athènes. Je vis en France depuis huit ans maintenant. Mon parcours n’est pas strictement joaillier : j’ai étudié l’histoire de l’art et j’ai un master en marketing et communication.
Comment êtes-vous arrivée en France ?
Grâce à un programme d’échange Erasmus pendant mes études, à Montpellier. À l’origine, c’était pour six mois seulement.
Qu’est-ce qui vous a plu en France ?
J’y ai trouvé une structure dont j’avais besoin à l’époque. J’ai grandi dans une famille francophile : mon père a étudié à Paris, ma mère est professeure de français. J’ai donc toujours été bercée par la langue et la culture française. Et puis, le Sud a beaucoup de similitudes avec la Méditerranée même si la France est différente, plus structurée.


Quel est votre imaginaire créatif ?
Je m’inspire beaucoup des bijoux anciens grecs, des motifs cycladiques, des volumes, Paris m’a appris à affiner, à épurer. En France, il y a une élégance silencieuse qui m’inspire.
Revenons à la Grèce. Comment la définiriez-vous en quelques mots ?
Pour moi, c’est la mer, la lumière, l’héritage fort et la générosité.
Et Athènes ?
C’est une ville très vivante, en constante évolution, mais qui garde son identité. Elle devient plus européenne, tout en préservant son patrimoine et ses symboles. Il y a là-bas une énergie créative incroyable.
Qu’est-ce qui vous inspire le plus dans la culture grecque contemporaine ?
J’admire la capacité des Grecs à créer avec peu et à transformer l’ordinaire en beauté. Ce lien au sacré, au corps, à la nature est toujours présent. Je trouve que l’on parvient aujourd’hui à un équilibre entre l’héritage ancien et les formes contemporaines.


Y a-t-il des créateurs grecs que vous admirez, tous domaines confondus ?
Oui, beaucoup. La maison Lalaouni, entre autres, dont les bijoux m’inspirent beaucoup.
Et dans d’autres domaines ?
À chaque retour à Athènes, je suis impressionnée par l’évolution de la restauration. Il y a une vraie créativité, une volonté de revisiter les recettes traditionnelles, tout en gardant les saveurs de l’enfance. C’est très inspirant.
Vous y retournez souvent ?
J’essaie d’y aller au moins quatre fois par an. Mon rythme est différent là-bas, plus organique. Je prends le temps, je marche, je m’inspire. Il y a le café au soleil le matin, les conversations avec les artisans… Et bien sûr, la famille et les amis.
Et quand vous partez en vacances, où allez-vous ?
Ma mère est originaire de l’île de Syros, où nous avons une maison familiale. C’est mon refuge, j’y retrouve une forme de slow life très apaisante.
Quelles sont les pièces incontournables de votre dressing d’été ?
Les créoles, de toutes tailles, je les adore. Et bien sûr, l’œil de protection grec, le porte-bonheur absolu. Je suis aussi obsédée par les pièces martelées : elles captent la lumière et j’aime beaucoup ça.

En matière de dress code, quel est votre style ?
J’ai toujours au moins un bijou que je considère comme un talisman, une pièce que je ne quitte jamais. C’est ce qui a inspiré la création de la marque : une pièce qui m’accompagne toute l’année, comme un fragment de lumière ou un souvenir d’été. Ensuite, je compose autour. Parfois en superposant, parfois avec une pièce plus volumineuse.


Vous produisez de manière artisanale ?
Oui, dès le début j’ai voulu respecter un rythme plus lent, plus humain. Je travaille principalement avec des ateliers en Grèce, souvent familiaux, où le savoir-faire est transmis de génération en génération. Ce sont des collaborations basées sur la confiance. Les matériaux viennent d’Europe, toujours nobles, et à 95 % de Grèce.


Les ateliers sont à Athènes ? Dans quel quartier ?
Au centre d’Athènes, dans le quartier de Plaka.
Vous avez des projets ?
J’ai toujours beaucoup d’idées, je pars un peu dans tous les sens, mais j’essaie de me canaliser. Je développe une ligne en édition très limitée, presque comme des pièces uniques. J’aimerais aussi collaborer avec des artistes ou des céramistes, je pense que ce serait un bel échange.
Où peut-on vous trouver ?
Depuis le tout début, mes collections sont disponibles sur ma boutique en ligne, www.lagrekaofficial.com, et dans une sélection de boutiques – principalement sur la Côte d’Azur pour l’instant, elles sont mentionnées sur mon site.
Et en Grèce ?
J’ai un petit projet pour l’île de Paros cet été, sous forme de pop-up.
(c) La Greka pour Paris/Athènes Magazine
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